Le blog des topos et randonées
 
 Accueil blog des topos et randonées
 

Mes 9 jours au Sud de l'Espagne, une aventure sportive !


Publié le 18/11/2014 dans la rubrique « Dans le reste du monde ».

Mes 9 jours au Sud de l'Espagne, une aventure sportive !

  • Découvrez ici toutes les photos du Sud de l'Espagne
  • Découvrez ici le roadbook (j'ai pas eu le temps de faire toutes les étapes)

    - Expédition : Découverte du Sud de L'Espagne (Andalousie)
    - Activités : Via ferrata / Rando / Spéléo / Camping sauvage / Découverte & Visite
    - Date de l'expédition : du 25 octobre au 2 novembre 2014
    - Lieu : Sud Espagne, Andalousie (Séville, Province de Huelva, Setenil de las Bodegas...)
    - Produit testé : Chaussure de rando Salewa (voir le test ici)

    Jour 1 : Début de mes 3 719 km pour découvrir le Sud de l'Espagne !

    - Étape 1 : Curiosité / Belle et énorme gare abandonnée.
    - Lieu : Canfranc, à la frontière Espagnole.
    - Coordonnées GPS : 42.716576, -0.525547 / 42°42'56.1"N 0°31'32.6"W (Canfranc)

    Il était temps, les derniers jours de la semaine commençaient à devenir long, mais me voila enfin en vacances. Je viens tout juste de prendre une douche et de revêtir le jour 1 de mes vacances, nous sommes le 25 octobre, il est 9h et j'attaque le bitume de ma petite Citroën C1. Germaine est au top, elle a mémorisée le trajet pour me guider tout du long. Ah oui… Germaine c'est le nom de mon GPS, c'est la voix douce et mélodieuse qui me guide sans jamais râler, même quand je me trompe. Pour l'heure, c'est vers Canfranc qu'elle me conduit, vers la première étape de mon périple. Canfranc est un tout petit village Espagnol qui se trouve juste après la frontière, et où je dois y découvrir une ancienne et impressionnante gare à l'abandon.

    Il n'y a personne sur les routes, j'en profite, je trace, je file comme un pet sur une toile cirée, pour arriver à Canfranc vers 14 heures. Je passe le tunnel frontalier qui débouche directement sur le petit village, mais je dois bien avouer que je n'ai pas le plus sympathique et le plus chaleureux des accueils, puisque je suis derrière une voiture de police espagnole qui installe un barrage, je patiente et je me fais gentiment contrôler sans encombre. Comme je me gare juste derrière le barrage de police, je constate que les jeunes qui me suivaient n'ont eux pas la même chance que moi, ils se verront subir une fouille complète dans les règles de l'art, au même titre que leur voiture.

    Je me pose 20 minutes pour manger tranquillement sur le parking, avant d'attaquer la découverte du village à la recherche de la fameuse gare. J'ai pas cherché les coordonnées GPS de la gare elle-même, Canfranc étant un tout petit village et la gare étant démesurément grande d'après les photos aperçues sur internet, je me suis dit que je la trouverais facilement. Une lamentable erreur, je ne parviens à trouver aucune gare à Canfranc, je fais pourtant le tour du village et des alentours proches. D'une brève réflexion, je conclue qu'elle doit se trouver à l'extérieur du village, plus loin, je reprends donc l'unique route qui traverse Canfranc après avoir visité ce sympathique petit village. J'avance sur la route sans rien apercevoir et je finis par arriver au village voisin, j'hésite à faire demi-tour pour approfondir mes recherches, mais finalement je renonce, je ne veux pas perdre trop de temps, il me reste beaucoup trop de route vers la seconde étape que je souhaite faire aujourd'hui. Je reprends ainsi la route en me disant qu'au pire je repasserais par ici au retour.

    C'est un début pas très promoteur, je vous l'accorde, entre l'étape ratée et l'accueil en képi, j'ai connu mieux, mais je garde le moral, la suite ne peut être que mieux.

  • Les traces d'une gare pas loin, mais pas là :

    Voir toutes les photos

    - Étape 2 : Un désert au décor fabuleux.
    - Lieu : Parc naturel des Bardenas Reales (Communauté autonome d'Aragon).
    - Coordonnées GPS : 42.209624, -1.515460 / 42°12'34.6"N 1°30'55.7"W (coordonnées de la photo ci-dessous)

    La seconde étape que j'ai planifiée, du fait qu'elle se trouve sur la route qui doit me mener vers l'extrême Sud de l'Espagne, c'est le parc naturel de Bardenas Reales, un parc qui a été classé par l'UNESCO comme Réserve de Biosphère. C'est en réalité un désert qui s'étale sur plus de 420 km², semi-désertique, il renferme une rare végétation et des paysages d'exception. C'est à peu près un résumé de ce que vous pourriez lire dans une encyclopédie. Sauf que les encyclopédies et autre Wikipédia, ne relatent pas véritablement la beauté de ce lieu et la singularité qu'il a d'être posé là, comme la pellicule d'un western, comme un morceau du Colorado qui aurait été offert aux espagnoles.

    Moi qui ai jamais mis les pieds dans un désert, je suis en admiration devant ce décor, devant les formes et les couleurs qu'il arrive à offrir malgré qu'il soit dépourvu de presque tout élément vivant. Après une longue traversée du désert (ok, elle était facile celle-là), sur une piste qui crachait un ouragan de fumée derrière mon cheval au galop… oui ma C1 :), j'arrive au lieu qui revenait souvent sur internet comme étant spectaculairement beau. C'est en fait une colline que l'érosion a sculptée tel un Rodin dans un bloc de marbre, c'est surprenant et magnifique à la fois. Un petit panneau (avec une version en français) explique que ces collines typiques se forment du fait qu'elles sont constituées de différentes couches de sédiment, d'argile, de gypse et de grès, qui s'érodent à une vitesse différente, formant ces monolithes qu'il est possible d’apercevoir sur les flancs ou le sommet de ces collines, et qui portent plus communément et joliment le nom de « cheminée de fée ».

    Je fais le tour de cette colline et je pars à pied pour une exploration un peu plus en profondeur. C'est vraiment incroyable, je descends dans un canyon, je serpente dans des sillons, j’explore même des grottes, le tout fait et entouré par ce sable à la couleur de l'or. C'est un vrai décor de science-fiction par endroit, un véritable décor de western à d'autre, c'est bien simple, je m'attends à tout moment à tomber sur un saloon ou sur la clique de Sergio Leone prête à en découdre à coups de Colts. En tendant l'oreille je pourrais presque entendre le vent siffloter un air d'Ennio Morricone, c'est dingue, je suis dans les westerns que je regardais plus jeune. Je passe un agréablement moment, mais hélas le soleil faiblit déjà, accentuant encore un peu plus les couleurs de ce lieu. C'est l'heure pour moi de partir et de trouver un coin un peu moins aride pour poser le bivouac. Tel Clint Eastwood, je chevauche ma C1 et je pars vers l'horizon… THE END.

  • Une magnifique cheminée de fée (42°12'34.6"N 1°30'55.7"W) :

    Voir toutes les photos

    Jour 2 : Je continue de descendre !

    - Étape 3 : Curiosité / Un village abandonné ou presque.
    - Lieu : Fresno de Torote.
    - Coordonnées GPS : 40.592336, -3.412374 / 40°35'32.4"N 3°24'44.5"W (coordonnées du village)

    Comme je me suis arrêté suffisamment loin la veille, j'arrive à Fresno de Torote avec l'heure de manger, je me pause alors sur la place du village déserte pour grignoter. J'attaque ensuite la visite, mais je suis un peu déçu, je m'attendais à un village désertique en phase de rendre les armes face à la nature cherchant à reprendre ses droits, mais au lieu de ça, c'est un village pas vraiment désertique que je découvre, puisqu'il reste des maisons habitées, pas vraiment isolé puisqu'une route très passante le traverse, et pas entièrement en ruine non plus, c'est un peu le village des irréductibles gaulois que nous aurions projeté en Espagne dans le 21ème siècle, un village où quelques âmes demeurent contre toute attente.

    Il y a bien une fontaine qui a cessée de cracher ses gerbes d'eau depuis des lustres sur une place désertique, il y a bien des maisons sans charpente aux murs écroulés qui n'ont depuis longtemps entendu aucun rire, ni vu la moindre étincelle dans l'âtre des cheminées qui se dressent toujours à leur place, il y a bien des jeux d'enfant oubliés ici et là qui prennent la rouille, il y a bien les traces d'un village familial qui devait être jadis animé d'un espagnol emporté autour des parties de carte traditionnelles, mais je ne sais pas, c'est pas vraiment le village que je m'attendais. A mon goût, c'est loin d'être un lieu insolite, je dirais que ça vaut un coup d'œil si c'est sur la route, comme dans mon cas, mais pas plus.

  • La veille fontaine du village semble s'être arrêté depuis bien longtemps :

    Voir toutes les photos

    - Étape 4 : Lieu insolite / L'aéroport fantôme de Ciudad Real
    - Lieu : Ciudad Real.
    - Coordonnées GPS : 38.867922, -3.987562 / 38°52'04.5"N 3°59'15.2"W (coordonnées du l'aéroport)

    Si un endroit doit fourmiller de monde, doit s'agiter tel un mouvement perpétuel, c'est bien les aéroports, alors imaginez la stupéfaction et la rareté de pouvoir visiter un aéroport fantôme. La vision qui s'offre à moi en arrivant sur l'aéroport de Ciudad Real, est digne des plus grands films catastrophes, j'ai sous les yeux la superficie d'un petit village, avec ses routes et ronds-points, ses éclairages publics et ses bâtiments, le tout sans aucune voiture, sans aucun bruit, sans aucune âme qui vive, c'est tout bonnement ahurissant comme situation.

    Je pensais devoir franchir comme à mon habitude, quelques terrains et barrières interdites pour cette visite, je pensais même que la brettelle d'autoroute qui dessert uniquement l'aéroport serait fermée, sachant qu'il n'est plus en activité depuis bientôt 3 ans (depuis décembre 2011 exactement), mais en fait il n'en n'est rien, l'accès et les routes sont entièrement accessibles, même l'aéroport est lui-même quasi entièrement en accès libre, à défaut des bâtiments et de la piste d'atterrissage.

    Les bâtiments sont effectivement fermés, entendu que l'endroit subit toujours une maintenance pour le conserver en état, se serait inconcevable de laisser dépérir un aéroport qui a coûté plus de 1 milliard d'euros. Cet aéroport détient d'ailleurs des records, en plus du fait que c'est l'un des rares au monde à avoir fait faillite après à peine 3 ans d'activité. Il détient donc le record de la plus longue piste d'Europe, il était d'ailleurs le seul à pouvoir accueillir l'immense A380 sur le sol espagnol. C'est aussi le premier aéroport de cette taille à avoir entièrement était financé par des fonds privés, c'est au moins une petite compensation que de savoir que ce gigantesque gâchis dû à la crise n'a pas était financé par les deniers des pauvres travailleurs espagnols. Censé accueillir près de 5 millions de passagers par an, je vous laisse imaginer la taille des infrastructures, c'est démesuré.

    En prenant la sortie d'autoroute qui indique toujours l'aéroport, je passe sur une route qui le surplombe, le constat est incroyable, c'est une vraie ville fantôme. J'avance jusqu'à l'entrée du parking, fermé par une simple barrière automatique qui bloque uniquement l'accès aux voitures (enfin de ce côté, les autres côtés sont accessibles même en voiture), je pose la voiture au milieu de la route, c'est un vrai luxe de pouvoir se garer comme ça, tu freines, t'es garé. J'entre par l’immense parking d'environs 700 places, pour m'avancer jusqu'au bâtiment principal, celui où les passagers sont censés s'enregistrer, embarquer et débarquer… mais il ni a rien, ni bruit ni personne, juste d'anciennes traces qui témoignent de son activité passée, quelques empreintes de doigt ici et là sur les vitres, quelques traces de pneus sur les routes, mais rien de plus. J'ai fait le tour complet de l'aéroport, et c'est presque effroyable ce silence dans un endroit comme celui-ci, à vous donner des frissons en plein jour. J'ai juste un petit regret, celui de ne pas avoir pu visiter les bâtiments, notamment la tour de contrôle qui devait offrir une vue incroyable. C'est en tout cas une visite insolite que je recommande.

  • Le remake de « Seul au monde », version aéroport :

    Voir toutes les photos

    Jour 3 : Un passage sur mars, puis je file à Séville !

    En me dirigeant vers ma prochaine étape, sur la route stellaire qui me conduit vers mars, je passe à côté d'un pont à l’abandon, qui dès le premier coup d'œil il me montre un cliché bien sympathique, je décide alors de m'arrêter, histoire de faire une petite pause. En m'y attardant un peu plus, je trouve l'endroit sublime et je décide de faire quelques photos. Dommage que ce n'est pas l'heure de poser le bivouac, car ce lieu aurait été parfait.

  • Sur le chemin entre Ciudad Real et Minas de Riotinto :

    Voir toutes les photos

    - Étape 5 : Lieu insolite / Les mines de Rio Tinto, la terre de mars.
    - Lieu : Minas de Riotinto.
    - Coordonnées GPS : 37.700981, -6.593287 / 37°42'03.5"N 6°35'35.8"W (coordonnées de la mine)

    Bon, j'annonce tout de suite la couleur ! C'est rouge ! J'ai à peine le temps de descendre de voiture, que dis-je, de mon module stellaire, que déjà mes yeux s'écarquillent et les couleurs envahissent mes pupilles, le rouge prédomine tout le site, mais il offre une multitude de teintes, du pastel au bordeaux, en passant par le rouge vif, l'orange et le rose. Sans toutes ces couleurs, le lieu serait probablement très austère, entendu qu'il s'agit d'une ancienne exploitation de minerai de fer, mais revêtu de ces teintes, le lieu est tout simplement sublime. Dans la fosse tout en bas se trouve un petit étang d'un rouge orangé, c'est une étonnante vision qui laisse véritablement croire à l'apparition d'un sol martien, même les photos prises de mon simple iPhone semblent être de vrais clichés venant d'une sonde spéciale.

    Je quitte l'étang et j'avance vers une ancienne maison, j'aime bien laisser vagabonder mon imagination pour tenter de trouver à quoi pouvait bien servir les battisses en ruine que je rencontre, mais pour celle-ci, j'ai vraiment aucune idée. C'est un nouveau choc visuel, en contrebas de cette maison en ruine coule une rivière inhabituelle, une rivière d'un orange criant, de celui que nous portions durant les années disco et que nous n'oserions plus porter aujourd'hui. Je suis vraiment sur une autre planète, voir dans une autre galaxie, je ne peux m'empêcher de contempler cette rivière qui semble tout droit sortie d'un conte pour enfant, je m'y arrête 15 bonnes minutes, tranquillement installé à l'ombre de la maison, qui bientôt n'en offrira plus au regard de son état de lamentation avancée, je suis même bercé par la mélodie du ruissellement dans ce jardin improbable. Ai-je une chance de croiser Eve selon vous ? Pfff... même pas ! Je reprends ma visite en suivant la rivière, je découvre qu'elle serpente dans toute la mine, avec un cours d'eau plus ou moins large et des couleurs qui changent tous les 3 mètres, en fonction de la profondeur et de la nature du sol. Je découvrirais un peu plus tard qu'il s'agissait de la célèbre Rio Tinto, ou Rivière Rouge, très connue pour sa beauté dans en cette région de l'Espagne.

    Plus loin encore, je découvre d'autres bâtiments, entrecoupés par la rivière et des restes de routes goudronnées qui se dissimulent sous les graviers ou qui tentent de survivre au soleil écrasant. C'est vraiment le genre d'endroit que j'affectionne tout particulièrement et que je prends plaisir à découvrir en m'y attardant, mais cela fait environs 3 heures que je suis ici et j'ai vraiment fait le plein de couleurs et d'insolites, il est temps pour moi de quitter ces sols ferreux. Encore un lieu insolite que je recommande, c'est mon coup de cœur.

  • Mars possède de l'eau, en voici la preuve (lol) :

    Voir toutes les photos

    - Étape 6 : Visite / Découverte de Séville.
    - Lieu : Séville.
    - Coordonnées GPS : 37.382577, -5.984096 / 37°22'57.3"N 5°59'02.8"W (coordonnées d'un parking bien situé sans trop de monde / Payant)

    Je ne suis pas trop ville, d'autant plus que Séville paraissait être sur le papier une ville bien touristique, de celle qui grouille de japonais appareil photo en bandoulière, et elle l'est assurément, mais du côté où je me suis baladé, les parcs et palais lui ont donnés un caractère qui m'ont fait oublier que j'étais en ville.

    Je me gare sur un petit parking isolé, sac sur le doc, je pars découvrir les merveilles de cette ville au charme indéniable. J'aire au hasard, les rues n'ont rien de spéciale, jusqu'à ce que j'arrive devant l'entrée du parc Maria Luisa, où des calèches attendent les touristes pour leur faire visiter le lieu (une vraie carte postale touristique). L'entrée du parc par laquelle j'entre, donne directement sur l'immense palais de 19.000 m² de la place d'Espagne (Plaza de Espana), c'est grandiose avec ses canaux et ses 48 bancs décorés qui longent le palais en demi-cercle, mais à côté de la beauté du parc, le palais n'est rien. Le parc est une vraie forêt, avec des arbres qui semblent être là depuis la conception du monde, j'ignore l'essence de ces derniers, mais ils sont gigantesques et magnifiques, le fond sonore est lui aussi surprenant, je me serais vraiment cru dans la forêt amazonienne, tant par les cris des oiseaux que par la végétation, c'est étonnant de trouver un tel endroit en pleine ville (je mets la mention « à voir absolument » si vous passez par Séville).

    Je finis par trouver la sortie de cette immense parc après en avoir fait une bonne partie, j'aperçois alors au loin un cloché qui semble démesurément grand et haut, je décide d'y aller. Je tourne à droite, à gauche, je passe devant l'université, un bien beau bâtiment, et la raison en est simple, c'est l'ancienne fabrique royale de tabac. Je continue en traversant de petites ruelles et j'arrive enfin au pied du cloché que je voyais au loin, c'est la grande cathédrale de Séville. C'est l'une des plus vastes au monde, et pour porter ce titre, croyez-moi elle est vraiment grande, enfin de l'extérieur. Pour ma part je n'ai pas visité l'intérieur qui était payant, car c'est hors de question de payer pour visiter un édifice religieux. Juste en face se trouve une résidence de la famille royale Espagnole (l'Acarzar de Séville), où s’accumule une queue interminable de touristes à faire pâlir la Tour Eiffel, j'ignore ce qu'il y a de si intéressant dans l'enceinte de ces fortifications, mais cela semble valoir le coup, cependant je n'ai vraiment pas envie de faire 3 heures de queue, alors je zappe. Je repars tranquillement vers la voiture, en flânant de-ci, de-là dans les rues piétonnes et les parcs que je croise. Le soleil est de plomb, je me dis qu'une bonne bière serait du meilleur goût pour clôturer cette visite, je trouve alors un petit bar pour y déguster ce nectar bien frais, la journée s'achève ainsi sur Séville.

  • Une vue d'ensemble de la place d'Espagne et de son palais :

    Voir toutes les photos

    Jour 4 : D'une via ferrata, je tombe dans un canyon curieusement habité !

    - Étape 7 : Via ferrata difficile / Castillo del Aguila à Gaucin .
    - Lieu : Gaucin.
    - Coordonnées GPS : 36.517568, -5.314240 / 36°31'03.2"N 5°18'51.3"W (coordonnées de la via ferrata)
    - Itinéraire Wikiloc : Cliquez ici pour voir l'itinéraire Wikiloc

    Après une bonne nuit de sommeil, je suis fin prêt pour attaquer les épreuves sportives et aériennes, je suis à Gaucin, la matinée est ensoleillée et je me dirige vers la via ferrata Castillo del Aguila, qui est classée difficile et qui a la particularité d'avoir une partie descendante, c'est rare, les via ferrata sont quasiment toutes ascendantes, car c'est techniquement plus facile.

    Les ruelles du petit village qui l'abrite sont si étroites que j'ai préféré poser la voiture à la périphérie. Je traverse donc le petit village à pied, en empruntant ces charmantes ruelles où les portes des maisons débouchent directement sur la route, et où les murs sont d'un blanc écarlate. Dix minutes plus tard, je suis au pied de la via ferrata, enfin au sommet de celle-ci, comme une partie est en descente, le départ se fait d'en haut. Je m'équipe et j'attaque aussitôt, la vue est magnifique, la hauteur offre un beau panorama sur la végétation environnante, je ne rencontre aucune difficulté sur la paroi, ni même sur le premier pont de singe, jusqu'au moment où...

    ... j'arrive à la tyrolienne. Et là je dois dire que c'est impressionnant, pas tant la hauteur (environs 100m), ni même la longueur, je suis monté nettement plus haut en via ferrata, avec des passages en devers ou des surplombs à plus de 180m de haut, c'est juste que c'est la première fois que je dois passer une tyrolienne comme celle-là, câblée entre 2 pitons rocheux. Je sais que c'est psychologique, mais j'ai confiance sur la paroi, j'ai l'impression de maîtriser les choses, de pouvoir me rattraper si par cas je devais glisser, alors que là je dois-m'en remettre uniquement au matériel, je dois me pendre dans le vide et faire confiance au câble et à mon baudrier.

    Au moment de me jeter dans le vide, je peux vous dire que je ne faisais pas le malin, mais ensuite c'est le kiffe total, je glisse sur le câble assez vite et j'arrive de l'autre côté, c'est génial, les sensations sont nouvelles et donc fabuleuses. Je quitte le piton rocheux où je me trouve, par un pont népalais, puis je remonte la paroi pour arriver quasiment à l'endroit du départ. Une très belle via ferrata que je recommande sans réserve, enfin peut-être pas aux débutants… quoi que !? Perso j'ai débuté en via ferrata par l'une de plus difficile, une TD, comprenez Très Difficile, avec des passages en TD+, alors si je l'ai fait, beaucoup d'autres peuvent le faire. Donc, vivez vous aussi cette belle expérience de la via ferrata Castillo del Aguila !

  • Le pont népalais qui me ramène sur la paroi depuis le second piton rocheux :

    Voir toutes les photos

    - Étape 8 : Village insolite / Setenil de las Bodegas, le village construit dans la roche d'un canyon.
    - Lieu : Setenil de las Bodegas dans la province de Cadix.
    - Coordonnées GPS : 36.862428, -5.176435 / 36°51'44.7"N 5°10'35.2"W (coordonnées du village)

    Insolite est le terme adéquat pour cette destination non dénuée de charme, Setenil de las Bodegas est un petit village espagnol d'à peine 3000 habitants, mais avec la particularité d'être construit dans un canyon où les maisons font corps avec les parois.

    J'arrive par le haut, je me gare et je regarde par la balustrade. Est-ce un mirage ? Cela fait pourtant longtemps que je suis sorti du désert, me dis-je. Mais non, c'est bien un village que j’aperçois dans le fond du canyon, avec des maisons qui remontent comme accrochées aux parois, ou plutôt comme incrustées dans ces parois qui délimitent le canyon. Je descends par les rues pentues qui zigzaguent dans tous le village et j'arrive en bas, je passe sous un bloc de rocher, c'est la montagne, et pourtant des maisons sont des 2 côtés, c'est bizarre à voir. Je débouche sur la place du village, qui n'en est pas vraiment une, c'est une rivière et des rues avec des bars et restaurants incrustés dans la roche. Mais pas de mauvaise compréhension, ce ne sont pas des maisons troglodytes, puisqu'elles ont une vraie devanture de brique, elles sont juste sous la montagne, dont une partie a été creusée pour accueillir les pièces de ces habitations et commerces hors norme.

    Je fais le tour complet du village, je passe par le quartier historique, par les petites ruelles piétonnes pittoresques, par les rues pavées à l'inclinaison surréaliste, je passe même par le quartier pauvre où tout n'est pas qu'apparat comme dans le reste du village (mon coup de cœur), c'est ici que sont probablement les vrais espagnols qui ont toujours habités ce lieu, car le village semble touristique aujourd'hui, même si à cette époque c'est calme. Ma visite me ramène finalement dans la rue principale de la place, je décide alors de boire une petite bière dans un bar ombragé par la montagne qui se trouve juste au-dessus de ma tête. Une bien belle étape qu'il ne faut pas rater si vous êtes amateur d'insolite, pour ma part je la recommande.

  • La belle rue principale ombragée par la roche :

    Voir toutes les photos

    Je reprends la route, direction la prochaine étape, sur la route je trouve un magnifique coin pour poser la tante, un lac sublime, comme il est tôt je décide d'aller jeter un œil jusqu'à ma prochaine étape qui n'est qu'à quelques kilomètres, je reviendrais ensuite au lac pour bivouaquer. Ce sera en fait une déception et un bivouac à remballer, chassé par la police locale. A suivre...

    Jour 5 : Ma plus grosse déception et la fin d'un exutoire grandiose !

    - Étape 9 : Via ferrata extrême (à l'origine, mais plus maintenant) / Caminito del Rey, censé être l'une de 10 plus dangereuse via ferrata et rando du monde.
    - Lieu : Sur le Desfiladero de los Gaitanes dans le parc naturel de Los Ardales.
    - Coordonnées GPS : 36.911312, -4.761128 / 36°54'40.7"N 4°45'40.1"W (départ de Caminito Del Rey)
    - Mon itinéraire Wikiloc : Cliquez ici pour voir mon itinéraire Wikiloc

    Caminito del Rey, cela devait être la plus importante et la plus fantastique étape de mon périple, celle que j'attendais par-dessus tout, ce ne sera finalement qu'une pensée moribonde que j'ai presque envie de chasser de ma mémoire.

    Comme un grand nombre d'entre vous ne doivent pas forcément connaître ce qu'est Caminito del Rey, je vais tenter de vous l'expliquer. Caminito del Rey, en français « Chemin du Roi » ou « Allée du Roi » selon les traductions, est un chemin de béton d'environ 1 mètre de large accroché à flanc de falaise et qui culmine jusqu'à plus de 100 de haut. Construit de 1901 à 1905 pour permettre la construction de deux gigantesques barrages hydroélectriques, il servit ensuite à son entretien jusqu'en 1921, date de la construction d'un nouveau réservoir qui le rendit obsolète. Depuis, ce chemin cessa d'être entretenu et il se détériora peu à peu, pour offrir ces dernières années un exutoire aux passionnés de sensations fortes et de vertiges.

    Etant donné l'état de détérioration très avancée du chemin, le franchir est un vrai challenge pour les amateurs de hauteur et de frisson, nécessitant par endroit de passer sur de petites poutrelles en acier, offrant un vide spectaculaire de plus de 100 mètres sous ses pieds (le béton ayant disparu), ou de franchir des gouffres béants formés par la disparition complète du chemin lui-même, etc. Ces dernières années, une ligne de vie a été installée sur la première partie du chemin, la transformant ainsi en une espèce de via ferrata. C'est donc ça Caminito Del Rey, du moins c'était ça !

    Retour à mon périple : La veille, je suis venu ici à Caminito Del Rey, et j'ai eu la plus grande peine à découvrir que c'était fermé, mais par fermé par interdiction, car interdit il l'est depuis toujours, d'ailleurs se faire prendre sur ce chemin pouvait conduire à une amende de 6000 euros, mais cela ne me posait aucun problème, c'était le jeu et le risque du truc, il est en réalité fermé pour le plus grand des sacrilèges, sa rénovation. En voyant le panneau qui indiquait sa rénovation et rappeler son interdiction, mon cœur s'est arrêté de battre pendant quelques secondes, c'est une profonde déception que je ressens alors à cet instant.

    Dès lors que j'ai appris l'existence de ce lieu, j'ai toujours pensé qu'ils finiraient par vraiment le rendre inaccessible à cause des accidents mortels qui se sont déjà produit, c'est d'ailleurs cette crainte qui a fait que j'ai complément changé mon programme, je devais normalement faire l'Italie pour ces vacances. Je ne m'attendais vraiment pas à sa rénovation, c'est la pire chose pour un endroit comme celui-là, car le rendre inaccessible, en supprimant par exemple les premiers mètres d'accès (ce qui d'ailleurs avait déjà été fait), n'ôte pas la possibilité de le faire, ça le rend juste un peu plus difficile, mais là, il n'y a plus rien à faire, ils ont massacré cet exutoire fabuleux pour en faire un attrape-couillon à touristes, qui devront dorénavant payer pour passer sur une belle allée bien sécurisée, sans aucune âme. Pfff… je suis vraiment dégoûté, c'est la fin d'un mythe qui avait nécessité plus de 90 ans d'abandon pour le façonner ainsi !

    Mais comme je suis venu ici tout spécialement pour réaliser ce défi, c'est hors de question que je reparte sans l'avoir fait, je décide alors que j'y monterais cette nuit, entendu qu'en journée c'est impossible de franchir les barrières sans se faire voir, et qu'il est de toute façon impossible de passer les ouvriers et les gardiens sans se faire jeter.

    Ma descension en poche, je repars au lac pour poser le bivouac, mais visiblement cette journée me réserve encore de bien mauvaises surprises, puisque après avoir installé complément le bivouac (ramassage du bois, préparation du feu, installation de la tente et apéro servi), je me fais jeter par la police locale, le lieu étant interdit au camping sauvage (un panneau l'indique effectivement, mais je ne l'avais pas vu). Il est 19h15 et il reste à peine 20 minutes de soleil, et trouver un lieu de bivouac dans le noir c'est mission impossible, je le fais remarquer aux policiers, qui m'indiquent alors un camping un peu plus loin. Une fois n'est pas coutume, je décide d'y aller, sauf que ce dernier est fermé, je dois donc vite trouver un lieu pour me poser. Dans la précipitation et le noir je parviens à trouver un lieu en lisière de forêt, se sera le pire bivouac de mon séjour, entendu que je suis dans un couloir de vent, ce dernier soufflera toute la nuit non stop d'une force incroyable, m’empêchant de dormir. Heureusement je dois me lever à 5h pour monter à Caminito Del Rey, mon calvaire est donc de courte durée.

    Je décolle de ce lieu inhospitalier vers les 5h30 du matin, il fait nuit noir, c'est parfait pour ma mission commando. En bas de Caminito Del Rey, je me gare sur le parking d'un camping fermé, je m'équipe de ma lampe frontale et je commence l'ascension qui doit me mener au départ du fameux chemin. Je démarre sans allumer ma lampe, histoire de ne pas me faire remarquer par les gardiens et les gens du petit village en contrebas, je manque de me vautrer un nombre incalculable de fois avant que je puisse enfin allumer ma frontale, du fait que je suis suffisamment éloigné. Je franchis les multiples barrières, qui me rappellent sur chacune d'entre elles que c'est interdit, je peux vous dire que maintenant je sais qu'interdit se dit « prohibido » en espagnol. Voilà, je suis au départ de Caminito Del Rey, il fait toujours nuit noir, je ne comprends pas, il est pourtant 6h30, l'heure à laquelle le soleil commence à se lever habituellement, sauf que je me suis planté avec ces changements d'heure, je suis monté une heure avant l'aube, quelle poisse, c'est à cause de l'iPhone, il a changé l'heure automatiquement alors que ma montre est toujours à l'heure d'été.

    Je poirote donc une bonne heure, c'est long, je m'équipe du baudrier et je m'impatiente, puis je décide d'attaquer le chemin alors qu'il fait toujours sombre, entendu que je commence à voir le signe des premiers réveils en bas, les maisons s'éclairent, comme je suis en hauteur j'ai une belle vision de ce qui se passe plus bas. Mon but est d'être au moins au milieu du chemin avant de rencontrer les premiers ouvriers, ainsi ils n'auront plus le choix, je devrais passer pour quitter l'endroit.

    Je fais les premiers mètres presque à tâtons, sur le nouveau chemin, les rambardes sont absentes, mais je marche sur une allée de bois toute neuve. J'arrive au virage, celui qui me fait entrer dans le canyon, je monte enfin les escaliers qui datent de 1901, je passe ensuite la structure métallique de la même époque, qui franchit le canyon pour n'emmener de l'autre côté, c'est fabuleux, je suis sur les restes d'un barrage de plus de 100 mètres de haut. Malheureusement ces vestiges d'un autre temps, sont immédiatement rattrapés par le sacrilège de cette modernité dès que j'arrive de l'autre côté. A quelques endroits je parviens à descendre sur l'ancien chemin de béton qui reste accessible, ils sont rares, puisque la nouvelle installation est majoritaire posée sur l'ancienne. Plus j'avance et plus les rénovations sont inachevées, je parviens enfin à marcher sur les ruines, mais je dois éviter et enjamber les poutres et planches qui l'encombrent, c'est vraiment nul et plus dangereux encore, entre les poutres non fixées et les trous de l'ancien chemin, j'ai bien failli tomber à plusieurs reprises sur cette partie (mais pas de crainte, je suis attaché à la ligne de vie).

    J'arrive à la fin du premier parcours qui en compte deux, je suis maintenant sur un chemin de rando qui fait la jonction (lui aussi en phase d'être aménagé de bancs et de rambardes pour les touristes, beurkkk...). Je décide de me rendre en face en franchissant le canyon, pour aller explorer le voie de chemin de fer que je pense désaffectée, et que j'ai aperçu depuis les hauteurs de Caminito. Je descends, je passe la rivière et je remonte de l'autre côté, j’explore en passant dans les tunnels, d'ici j'ai une vue incroyable de Caminito Del Rey. Bon, à cet instant j'ai bien failli finir sur le pare-brise d'un train, la ligne que je croyais désaffectée ne l'était pas, un train arrive sirène hurlante, je suis dans le tunnel, je cours et trouve un coin pour m'abriter. Je finis par arriver juste en dessous de là où une bonne heure auparavant j'avais poiroté en attendant que le jour se lève, je sors juste la tête du tunnel et je constate que le chantier et en pleine activité, les camions et les ouvriers son à l'œuvre, je me fais voir par un ouvrier qui me crie dessus, comme je comprends rien, je suppose qu'il me dit bonjour (lol), je tourne alors les talons et je repars d'où je viens pour finir Caminito Del Rey.

    Je reprends le chemin de rando, j'avance jusqu'à tomber sur le second parcours, hélas lui aussi en phase de rénovation plus ou moins avancée. Je finis par faire la rencontre d'ouvriers après quelques centaines de mètres sur cette seconde partie, je tente de les amadouer pour finir mon périple et ils acceptent de me laisser passer, en ne manquant pas de me rappeler que je risquais une amende en étant ici. Cette partie est nettement moins haute, mais le canyon est encore plus beau, puis d'un coup plus rien, plus de planche, plus de poutre, la rénovation n'a pas encore atteinte cette partie, je suis enfin sur le vrai Cominito Del Rey, comme à son origine. C'est malheureusement la partie la plus basse et la mieux conservée, donc pour les frissons c'est raté, mais au moins j'aurais fait une petite partie de ce lieu mythique en marchant librement sur sa structure du début du 20ème siècle, une maigre compensation, d'autan plus que cette partie fut très courte, 300 à 400 mètres seulement. Je retourne ensuite à la voiture en faisant une grande boucle, le seul itinéraire possible, soit au total une boucle de 32.2 kilomètres.

    Je suis extrêmement triste de me dire que je suis probablement l'un des derniers à avoir eu la chance de marcher sur les réels vestiges de cette fabuleuse construction. C'est un magnifique endroit de la planète qui a perdu son âme, dès lors qu'ils ont décidé de le rénover, tout ça au nom de l'argent et du tourisme de masse, c'est affligeant. Dans ces conditions, entendu que ce sera d'ici quelques mois un nid à touristes en quête de petit frisson, bien barricadé derrière les rambardes et les filets, je ne peux le recommander, c'est en tout cas maintenant, une destination à bannir des guides de l'insolite et de l'extrême.

  • Le départ de Cominito Del Rey, avec le virage pour entrer dans le canyon :

    Voir toutes les photos

    Je ne ferais finalement rien de plus aujourd'hui, la seconde étape du jour étant de la spéléo qui nécessitait de prendre une nouvelle fois Cominito Del Rey pour y accéder, mais à cette heure (14h30) c'est impossible de passer, je prends donc la route de ma prochaine étape pour me rapprocher au maximum pour demain.

    Jour 6 : 3 via ferrata et la visite d'une usine de Lego rocheux !

    - Étape 10 : Via ferrata modérée / Yimmy Ferratas à Antequera.
    - Lieu : Antequera.
    - Coordonnées GPS : 36.981337, -4.574715 / 36°58'52.8"N 4°34'29.0"W (départ d'un chemin qui navigue entre les champs)
    - Itinéraire Wikiloc : Cliquez ici pour voir l'itinéraire Wikiloc

    Le bivouac était une nouvelle fois dans un couloir de vent, m’obligeant même à cuisiner dans la voiture pour que le réchaud ne s'arrête pas, mais j'étais tellement crevé que j'ai bien dormis cette nuit. Je me trouve dans le village même de la via ferrata de ce matin, je range le bivouac et je suis go.

    Après une marche d'une heure à travers champs, j'arrive au pied de la via ferrata Yimmy Ferratas, rien est indiqué, je tourne, je cherche et je tombe enfin sur le départ, ça fait froid dans le dos, l'état de cette via ferrata semble indiqué quelle est à l'abandon et qu'elle n'a pas été vérifiée depuis bien longtemps. Les câbles sont rouillés et abîmés, certaines marches ont même été coupées, je vais devoir redoubler de prudence. Je m'équipe et j'attaque, en montant je constate effectivement que tout est en mauvais état, en haut, une mini tyrolienne est équipée d'une vieille poulie, elle grince à en réveiller les morts lorsque je traverse en l'utilisant, rien n'est rassurant, je fais extrêmement attention, je préfère même prendre mes prises et poser les pieds sur la roche que sur les structures douteuses de la via ferrata, j'arrive enfin en haut. Mon verdict : à éviter absolument, c'est dangereux, elle n'a aucun intérêt technique, et même le lieu est loin d'être spectaculaire, c'est juste un mauvais plan à éviter.

  • L'état douteux de la via ferrata Yimmy Ferratas :

    Voir toutes les photos

    - Étape 11 : Curiosité / Rando / Un lieu singulier où les roches calcaires forment un sublime paysage.
    - Lieu : Réserve naturelle d'El Torcal à Antequera.
    - Coordonnées GPS : 36.953313, -4.544300 / 36°57'11.9"N 4°32'39.5"W (coordonnées du départ de plusieurs randonnées balisées + point d’accueil et de restauration + parking)
    - Itinéraire Wikiloc : Cliquez ici pour voir l'itinéraire Wikiloc

    A une trentaine de kilomètres de Malaga se trouve la réserve naturelle d'El Torcal, un lieu que la nature a sculptée depuis des millions d'années, offrant aujourd'hui un paysage élimé par le temps, que les vents et les eaux ont façonnées tel un gigantesque jeu de Lego.

    En arrivant à El Torcal, j'ai une petite déception, il y a beaucoup de monde, une dizaine de bus sont garés en bataille sur un grand parking, avec à son extrémité un grand bâtiment qui héberge un restaurant et un point d'accueil. Mais où est le côté naturel de tout ça ? En m'immergeant dans ce monde surréaliste, je fais finalement abstraction des touristes, qui d'ailleurs ne sont plus très nombreux, ils doivent manger puisqu'il est midi passé, j'en profite. Les roches calcaires très sujettes à l'érosion se sont ici adonnées à la sculpture, le paysage revêt du coup un doux mélange qui fait naître fascination et émerveillement, c'est tellement dingue ce que la nature parvient à faire, nous avons une planète vraiment fabuleuse. J'ondule à travers ces formations calcaires, j'ai l'impression d'être dans une galerie d'art, les roches semblent être en équilibres, posées les unes sur les autres, c'est même vivant, la végétation joue ici les faire-valoir, c'est tout simplement un jardin d’éden posé au milieu de l'enfer du désert. Une destination que je recommande si vous souhaitez passer un bon moment et prendre une belle bouffée d'oxygène.

  • Les belles formations calcaires d'El Torcal :

    Voir toutes les photos

    - Étape 12 : Via ferrata facile / La Bola à Villanueva del Rosario.
    - Lieu : Villanueva del Rosario.
    - Coordonnées GPS : 36.983234, -4.329818 / 36°58'59.6"N 4°19'47.3"W (accès à la via ferrata)
    - Itinéraire Wikiloc : Cliquez ici pour voir l'itinéraire Wikiloc

    J'accède à la via ferrata La Bola par une piste forestière que je parcours en voiture, même s'il faut rouler à une allure modérée du fait de quelques trous, le chemin est très praticable, il m'emmène jusqu'au panneau qui indique la via ferrata. Il ne reste ensuite qu'à faire une petite balade de 10 minutes à pied pour parvenir au départ, c'est très agréable à l'ombre de cette forêt de pins. Comme cette via ferrata est très courte et vraiment facile, j'ai à peine le temps de commencer, que me voila déjà au sommet, j'ai une belle vue surplombante, je m'arrête 15 minutes sur ce perchoir naturel pour apprécier le paysage avant de repartir, ce fut une étape très rapide. Si vous n'avez rien de mieux à faire, je la recommande, son emplacement étant sympa, mais pour le défi sportif ça n'a aucun intérêt.

  • J'attaque la montée de cette via ferrata très facile :

    Voir toutes les photos

    - Étape 13 : Via ferrata modérée / Sierra de Gracia à Archidona.
    - Lieu : Archidona.
    - Coordonnées GPS : 37.102376, -4.387670 / 37°06'08.6"N 4°23'15.6"W (accès à la via ferrata)
    Mon itinéraire Wikiloc : Cliquez ici pour voir mon itinéraire Wikiloc

    Comme il n'est que 15h30, j'ai décidé de faire cette étape aujourd'hui alors que je pensais la faire demain, il faut dire que la facilité des via ferrata précédentes ne m'ont aucunement fatiguées et ont été rapides, me laissant ainsi du temps et de l'énergie.

    Entendu que c'est une via ferrata modérée, je ne rencontre aucune difficulté particulière, je prends de la hauteur en montant facilement, je passe de la paroi au pont népalais, du pont népalais à la paroi, et je me hisse tout en haut de la montagne. Le sommet permet un regard à 360 degrés, c'est pas la pire des vues, mais elle souligne d'un constat flagrant la remarque que je me suis faite dès lors que je suis arrivé dans le Sud de l'Espagne, celle de la monoculture de l'olivier. Le moindre espace de terre en est recouvert, même les collines les plus difficiles d'accès le sont, sur des milliers d'hectares il n'y a rien d'autre, pas la moindre autre espèce végétale.

    En cherchant l'accès pour redescendre, je tombe sur une belle chapelle, presque en haut du versant opposé à celui que je viens de gravir, j'en profite pour en faire une petite visite. Je parviens ensuite à trouver l'accès pour revenir à la voiture, ma journée et maintenant bien fini, je vais chercher mon coin de bivouac pour la nuit, j'ai d'ailleurs repéré un coin prometteur sur la route en venant, je vais aller y jeter un œil. Mon avis sur cette étape : c'est une via ferrata très sympa, pour les débutants comme pour les confirmés qui y prendront aussi du plaisir, la chapelle en haut ajoute un petit point d'intérêt supplémentaire, alors je vous la conseille.

  • Je monte, aucune difficulté, ni aucun devers, c'est facile :

    Voir toutes les photos

    Jour 7 : Je prends de la hauteur et de la profondeur !

    - Étape 14 : Via ferrata modérée / Falla del Camorro
    - Lieu : Cuevas de san Marcos, province de Malaga.
    - Coordonnées GPS : 37.258818, -4.404602 / 37°15'31.7"N 4°24'16.6"W (départ de la via ferrata)
    - Itinéraire Wikiloc : Cliquez ici pour voir l'itinéraire Wikiloc

    Certains diront que la hauteur n'est qu'un point de vue, qu'il n'est pas nécessaire de monter pour l'entrevoir, arf... ces philosophes, ils ne sont probablement jamais montés sur une via ferrata !

    Pas très haute, pas très dure, pas très longue, mais à faire, c'est ainsi que je résumerais la via ferrata de Falla del Camorro. Mais avant d'y parvenir, il faut monter par une petite randonnée, qui passe dans un premier temps sur une piste forestière interdite aux voitures, pour ensuite finir par un vrai chemin de rando, ça prend 30 minutes pour grimper tranquillement, le chemin est agréable, offrant un beau panorama du village en contrebas et des alentours, à mesure que j'avance. Sur la via ferrata, à l'exception d'un tout petit dévers qui pourrait éventuellement poser problème aux débutants (je pense d'ailleurs que c'est l'unique raison de son classement en difficulté modérée), le parcours est aisé, il est bien pensé et offre une belle vue, je passe un bon moment sans avoir à faire d'effort sportif, c'est une balade.

    Par contre le retour est pas très clair, à gauche, à droite, au milieu… il n'y a rien d'indiqué et aucun chemin de tracé ! J'opte pour la difficulté, histoire de me mettre en forme et de faire un peu d'exercice, je passe donc par le sommet pour descendre par la montagne un peu plus loin, rien de très difficile, il suffit de sauter de rocher en rocher pour descendre. Bon, sauf que mon itinéraire me fait débouler en plein milieu de la forêt, j'opte pour son franchissement, depuis les hauteurs j'ai vu la direction que je devais prendre pour récupérer le chemin forestier.

    Je parviens rapidement à récupérer le chemin, juste au-dessus de là où j'ai bifurqué pour accéder à la via ferrata un peu plus tôt dans la matinée, je passe alors devant un panneau qui indique une grotte, une visite s'impose. C'est en réalité une toute petite grotte, très abîmée par les passages répétés des touristes, qui ont cassés des stalagmites et des stalactites, rien à voir avec de la vrai spéléo, c'est une simple cavité.

  • La vue depuis la via ferrata, avec ces champs d'oliviers à perte de vue :

    Voir toutes les photos

    - Étape 15 : Spéléo / Belle grotte / Cueva del Agua de Prado Negro.
    - Lieu : Parc naturel Sierra de Huétor, province de Grenade, Andalousie, Espagne.
    - Coordonnées GPS : 37.333103, -3.436062 / 37°19'59.2"N 3°26'09.8"W (Coordonnées du début de la randonée pour monter à la grotte)
    - Itinéraire Wikiloc : Cliquez ici pour voir l'itinéraire Wikiloc

    C'est par quelques déboires que j'ai débuté cette étape, ma Germaine a boguée, elle m'a conduit au départ d'une piste forestière fermée, à plusieurs kilomètres du point d'accès de la grotte que je devais visiter pour une séance de spéléo. Pensant que c'était le seul accès, j'ai débuté la rando, bien que j'étais à plus de 13 kilomètres et que j'ignorais si j'aurais le temps d'y aller et de revenir avant la nuit. Sauf qu'au bout de 4 bons kilomètres à barouder en pleine forêt, je suis tombé sur une route qui allait tout droit dans la direction que je devais prendre. Au regard de l'heure, j'ai alors fait un rapide calcul qui m'a fait prendre la décision de faire demi-tour, c'était finalement la seule option viable si je voulais avoir une chance de visiter la grotte.

    Me voila donc de nouveau au volant, je cherche un itinéraire bis sur Germaine, et miracle elle me trouve un nouvel itinéraire qui me rapproche de 7 kilomètres, j'ai donc fait un bon calcul en revenant à la voiture. Je roule et je tombe finalement sur la même route que j'avais croisée à pied, je la suis jusqu'à ce que j'arrive sur une piste totalement défoncée, avec des trous énormes, mais si je veux avoir une chance de visiter la grotte, je dois m'avancer au plus près. Quelques frottements de bas de caisse plus loin, et probablement quelques pièces en moins, j'arrive au bout de la piste, je pose la voiture et j'attaque immédiatement la rando, il me reste un peu plus de 4 km à parcourir.

    Les derniers kilomètres ne sont pas des plus faciles, puisqu'il y a un beau dénivelé et même une paroi à escalader si je ne veux pas faire le tour complet de la montagne, la grotte se trouvant sur le versant opposé à celui que j'ai de face. Un semblant de chemin monte en serpentant pour rendre la pente plus douce, mais pour gagner du temps je coupe tout droit à travers les bosquets du no man’s land qui me sépare de la paroi, j'y arrive complètement épuisé. La montagne est accessible, il y a une bonne hauteur à grimper, mais c'est sans danger et sans difficulté particulière, outre le fait de l'effort physique à produire. Je me lance et j'arrive en haut complètement rincé, cependant je ne m'arrête pas, il me faut maintenant trouver l'entrée de la grotte.

    Je tourne un peu avant de tomber sur l'entrée, je me pose alors 3 minutes, histoire de mettre un pull et de m'équiper de ma frontale. Afin de ne pas retourner à la voiture à tâtons, je m'accorde une heure maximum dans la grotte. J'entre, les premières pièces sont grandes avec une belle hauteur de plafond, mais sans trop de formations calcaires, il y a nombreux fils d'Ariane qui jonchent le sol et des flèches peintes sur la roche, un signe évidant de passages répétés. Je m'enfonce en passant pas des boyaux qui descendent, puis remontent, les pièces deviennent de plus en plus petite et les formations calcaires apparaissent plus clairement maintenant, je suis bien dans les entrailles de la bête, et ce n'est pas qu'une image littéraire, par endroit ça ressemble vraiment au film Alien, c'est curieux à regarder. Cela fait plus de 40 minutes que je m'enfonce, je dois maintenant songer au retour.

    Sans perdre trop de temps je retourne du côté chaud et lumineux, dans la foulée j'attaque le retour. Pour venir, j'ai fais un léger détour pour passer la montagne sur une hauteur moins élevée, pour un gain de temps je décide cette fois de couper tout droit, je finis presque par le regretter au moment où je me retrouve coincé sur une corniche avec un beau vide face à moi, et beaucoup d'effort à faire si je veux remonter d'où je viens. Je parviens à trouver un passage qui débouche sur une faille dans la roche, d'une bonne quinzaine de mètres à pic, heureusement la faille est suffisamment étroite pour descendre avec la technique de l'opposition, qui consiste à progresser par blocage du dos et des pieds entre les 2 parois, le dos et un pied d'un côté, le second de l'autre, le tout étant de maintenir une pression suffisante pour ne pas glisser d'un coup. J'arrive en bas mais en mettant quasiment autant de temps que si j'avais fait le petit détour, je fais le reste du trajet d'une traite et je file pour vite trouver un endroit de bivouac avant qu'il fasse nuit.

  • La vue du paysage depuis la grotte :

    Voir toutes les photos

    Jour 8 et 9 : Je serais mineur, teufeur et routier !

    - Étape 16 : Curiosité / Mine à ciel ouvert d'Alquife (fermée).
    - Lieu : Alquife, Andalousie, province de Grenade, Espagne.
    - Coordonnées GPS : 37.191758, -3.106932 / 37°11'30.3"N 3°06'25.0"W (coordonnées de la mine / fermée)

    C'est une nouvelle déception, l'exploitation minière en ruine que je devais visiter et qui devait m'offrir un terrain de jeu fabuleux, du fait qu'elle avait conservée ces bâtiments d'époque, ces usines d'une autre age et ces machines d'un autre temps, m'accueille par le même panneau qu'à Caminito Del Rey, une interdiction pour réaménagement touristique. Le site sera totalement réhabilité pour accueillir prochainement les touristes, j'ai vraiment pas de chance.

    Aucun travaux n'ont encore commencés sur ce site, mais ils ont fait ici les choses en grands, avec de grandes barrières barbelées tout autour de l'immense site, que j'aurais sans hésité franchies s'il n'y avait pas eu des gardiens faisant des rondes, et surtout les maîtres-chiens avec au moins 3 chiens sur le site (pour ceux que j'ai aperçu). Avec juste les gardiens et les barrières, j'aurais tenté, mais avec les chiens j'ai aucune chance, je ne pourrais pas faire 3 mètres sans les voir foncer sur moi, au risque de me faire mordre, je ne ferais donc aucune tentative. Heureusement pour moi, une petite partie du complexe est hors des barrières et donc hors de portée des chiens, je me faufile à l'intérieur en escaladant un mur de 3 mètres de haut, auquel ils ont ajouté des barbelés, j'ai bien failli y laisser une partie de mon caleçon. C'est finalement une belle compensation car l'endroit est remarquable, il témoigne magnifiquement du dur labeur des mineurs d'antan, j'y passe un bon moment.

  • Les reliques d'un autre temps, celui des mines de fer :

    Voir toutes les photos

    - Étape 17 : Curiosité / Usine abandonnée de fabrication de poupées (non trouvée).
    - Lieu : Segorbe, Espagne.
    - Coordonnées GPS : 39.856725, -0.488732 / 39°51'24.2"N 0°29'19.4"W (les seules coordonnées que j'avais trouvées, mais l'usine n'y est pas ou plus)

    Dans la continuité des étapes ratées, je demande la pièce finale ! Il est vrai que j'avais quelques doutes sur les coordonnées GPS trouvées sur internet pour cette étape, mais en tournant dans les parages je pensais la trouver, il n'en sera rien. Dommage, c'était une étape que j'aurais probablement appréciée et que j'aurais scrutée avec attention, car il s'agissait d'une vieille usine de poupées, au climat macabre et lugubre, au point même que des expériences y ont été menées pour étudier d'éventuels signes paranormaux, tant pis pour moi. Pour me détendre de ce nouvel échec, je décide alors de terminer mon séjour dans une discothèque… elle sera sans DJ, sans musique ni ambiance, elle sera juste en ruine !

  • Ma petite sortie en discothèque pour me détendre :

    Voir toutes les photos

    Pour ne pas rencontrer trop de monde sur le retour, je décide de rouler de nuit, c'est ainsi que je pris la route sur les environs de 19h, depuis Segorbe, pour rouler toute la nuit de samedi et une partie de la matinée de dimanche, mon séjour s'achève ainsi.

    Les mauvais côtés du Sud de l'Espagne :

    Camping sauvage difficile : c'est un peu compliqué dans cette partie de l'Espagne pour faire du camping sauvage, il n'y a quasiment pas d'espace vert accessible, tout n'est que terre aride, parcelles cultivées ou grillagées. Du coup c'est des bivouacs pas toujours des plus sympathiques, sans rivière pour se laver, ni bois pour faire un feu de camp.

    La monoculture extrême : toute cette partie de l'Espagne est recouverte d'oliviers, c'est fou, il ne reste plus aucun espace naturel qui n'en soit pas recouvert, ça représente une perte de diversification énorme. C'est horrible, j'ai fait des kilomètres et des kilomètres sans jamais voir autre chose que des oliviers, rien d'autre ne pousse, les sols autour des oliviers sont labourés et les arbres recouverts de pesticide à grand coup de jet, l'odeur des pesticides et même par moment écœurante.

    Les bons côtés du Sud de l'Espagne :

    La nourriture : nous connaissons les célèbres tapas espagnols, mais connaissez-vous leur charcuterie ? Si vous ne la connaissez pas, je vous invite à la découvrir, elle est excellente (chorizo, lomo...).

    Le climat : c'est vrai que c'est agréable d'avoir du soleil et des températures qui avoisinent les 28 degrés en plein mois d'octobre, même si ce climat rend finalement très aride ce territoire. De tout mon séjour, je n'ai pas vu une seule fois le mauvais temps.

    Les autoroutes : elles sont quasiment toutes gratuites, bien que limitées à 120 km/h et non à 130 km/h comme en France, c'est très appréciable de ne pas être pris pour une vache à lait, en pouvant se déplacer plus rapidement que sur les nationales.

    Le prix de l'essence : l'essence reste un peu meilleur marché qu'en France, pas de beaucoup, mais cela fait une différence si comme moi vous venez de faire 3 719 km, avec le petit plus d'être servi, car en Espagne c'est les pompistes qui vous servent.

    A bientôt pour une nouvelle aventure.
    Xavier.



    Envoyer un commentaire : (*champ obligatoire)

    Email* / non divulgéPrénom / Pseudo*Site / non divulgé



  •  
    Publicités :
     



    Autres articles :
     

    Test produit : sac de couchage grand froid Victor -15° de Nordisk

    Le sac Victor -15° de Nordisk est vendu pour être ample et large, laissant du mouvement lors du sommeil, c'est plutôt un bon argument de vente, qui pourrait cependant se retourner contre lui, car plus un sac est grand, plus il est encombrant, et l'en...

    Lire l'article

    Article ajouté le : 02/01/2015

    3 jours pour 5 via ferrata entre France et Espagne

    J'ai décidé de dénicher de mes vieux placards d'octets, mes souvenirs pixelisés et de les partager, de les faire revivre le temps d'un récit. Voilà pourquoi la chronologie de mes écrits s'en trouvera un peu chamboulée durant un temps, durant le temps...

    Lire l'article

    Article ajouté le : 25/11/2015

    A la découverte du lac Yesa en Espagne !

    Ma mémoire s'active de nouveau, pour vous conter un fabuleux souvenir et l'un de mes plus beaux bivouacs sauvages. Toujours aidé des paysages pixelisés qui demeurent sagement sur les octets d'une clé USB, comme un cerveau de secours en cas de défaill...

    Lire l'article

    Article ajouté le : 06/02/2016

    Le monde est Charlie... je suis CHARLIE !

    Je ne pensais vraiment pas faire un jour l'article d'un drame sur un site dédié à la beauté du monde, c'est un paradoxe que je ne pouvais concevoir, mais plus je tente de fermer les yeux et plus j'ai la vision d'horreur de ce monde qu'est le nôtre, p...

    Lire l'article

    Article ajouté le : 10/01/2015





    Liens et partenaires / Mes sponsors :
    Découvrez-moi en cliquant ici
    Découvrez-moi en cliquant ici
    Lexique du randonneur
    Les termes de rando à connaître
    Devenez le sponsor d'un article
    Devenez le sponsor d'un article
    Mes tests produits
    Mes tests de produits
    Eaux-paradis.com, mon sponsor
    Eaux-Paradis.com, mon sponsor
    Copyright © / Randonnees-du-monde.com - Tous droits réservés- Toutes les marques, images et logos sont la propriété de leurs sites respectifs.